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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 09:37
« Pièces à Conviction » a décidé de plonger au cœur d’une cité de la banlieue parisienne pour tenter de montrer, et de comprendre, comment une cité a pu devenir en moins de 15 ans, une plaque tournante du trafic de drogue, sous les yeux des pouvoirs publics.

Dans cette cité, depuis dix ans, les règlements de compte pour le contrôle des trafics, se multiplient. Déjà cette année, 4 morts en trois mois. Malgré la loi du silence et les réticences, « Pièces à Conviction » est allé à la rencontre des habitants de la cité, criminels ou honnêtes citoyens…


Pendant plusieurs mois, les reporters du magazine ont rencontré tout le monde. La mairie, les associations, les rares commerçants encore présents… Mais aussi et surtout, des dealers, des anciens dealers sortis de prison, ou des drogués, venant chercher leur dose dans les halls d’immeubles. Sans oublier la police et la justice…


Avec ce numéro exceptionnel de « Pièces à Conviction », au travers de l’autopsie de cette cité de non-droit, c’est l’histoire d’un drame national, d’une démission collective, et de l’impuissance des politiques en banlieue…

Partie 1 / 5


Partie 2 / 5


Partie 3 / 5


Partie 4 / 5


Partie 5 / 5
Par Acronyme - Publié dans : Vidéothèque - Communauté : Tel est le monde !
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 19:46

le_code_de_la_rue.jpg On parle beaucoup des jeunes des banlieues, mais on les connaît mal. D’où l’intérêt de cette enquête exceptionnelle au cœur des bandes de jeunes, un microcosme avec ses liens de solidarités, ses codes mais aussi ses lois implacables.

 

« Quand j'avais 15 ou 16 ans, comment j’étais méchant (silence). C’était l’époque où je me battais avec mon père (silence) et dans la rue (silence), où j’ai dormi dans les caves, où j’ai été éjecté de l’école. Dans la rue je me battais pour n’importe quoi, juste pour avoir le respect. Parce que si j’avais pas été une teigne, j’aurais mangé une dépression. Si t’es rien dans la société et rien dans la rue, tu coules rapide. Personne ne tient le coup ! »


477207327_small.jpgTout est dit. Dans ces quelques mots, Abdelkrim, d’une cité de Paris-Nord, décrit l’essentiel : la famille déstructurée (« je me battais avec mon père »), l’échec scolaire (« j’ai été éjecté de l’école »), l’univers guerrier où l’on doit s’imposer par la force (« dans la rue, je me battais pour n’importe quoi »), la quête de reconnaissance (« juste pour avoir le respect »). Voilà les thèmes autour desquels est construite cette passionnante enquête qui nous plonge au cœur des cités « chaudes » de la banlieue française.
Thomas Sauvadet, jeune sociologue, connaît ce monde de l’intérieur pour avoir grandi dans une cité de la région parisienne. Ce qui lui a permis de mener son enquête dans trois cités chaudes : deux de la région parisienne, la dernière à Marseille.

 


Des cités, pas des ghettos. L’univers de la cité, rappelle tout d’abord T. Sauvadet, n’est pas homogène. Trois catégories de population peuvent y être repérées. S’y trouvent ceux que le sociologue nomme les « repliés », qui sont immigres.jpg les mieux lotis – jeunes couples, cadres célibataires, retraités. Ils n’entretiennent pas de contact avec les gens de la cité et se préparent à en sortir. Les « installés », eux, sont intégrés dans la cité. Ils représentent les classes populaires pauvres (« ils mangent moins de fruits et légumes que les repliés »). Leur sort est tout de même plus enviable que celui des « précaires » : chômeurs, mères célibataires, travailleurs intérimaires. Ceux-là vivent de l’aide sociale, les familles sont souvent déstructurées, le contrôle parental faible. Le père se montre souvent inexistant, parfois alcoolique, les mères seules gèrent des enfants entassés dans un petit logement.
Cette stratification sociale se retrouve au sein de la jeunesse.

 

On confond à tort les 1182365603_haine_05.jpg« jeunes de la cité » avec ces bandes qui arpentent les rues, les halls d’immeubles et les parkings. Or la plupart des jeunes qui habitent les cités sont « invisibles », ne fréquentant pas la rue et partageant leur temps entre l’école, l’appartement (où ils font leurs devoirs, regardent la télé ou jouent aux jeux vidéo) et le club de sport. Seule une minorité de jeunes contrôlent « le territoire » du quartier, traînent dans la rue, squattent les caves et occupent les entrées des immeubles. Ils ont entre 12 et 30 ans (l’augmentation du chômage a contribué à retarder l’entrée dans la vie active) et cumulent les handicaps : échec scolaire, famille déstructurée, chômage, racisme.

Une contre-société ? Pour ces jeunes-ci, la cité constitue une contre-société où ils vont pouvoir se retrouver, 200807100796_zoom.jpgs’exprimer, trouver une place, un statut, une reconnaissance et même des revenus. Ils sont d’abord unis par un sentiment commun de rejet : échec scolaire, professionnel, discrimination. Cela renforce les tendances à l’entre-soi mais contribue en réaction à conforter leur propre mise à l’écart. La contre-société se bâtit sur une culture adolescente : rap, danse hip-hop, codes vestimentaires, façon de s’exprimer (le « langage des cités »), consommation de shit, éthique du « rebelle ». La solidarité de groupe possède aussi une dimension matérielle : « Chacun prête ce dont il dispose : ballon, vélo, scooter, jeux vidéo. » On prête ou on donne de l’argent au copain pour aller au cinéma, au café, jouer au billard. A charge de revanche. C’est la règle : les biens doivent « tourner ». Ensuite des liens quasi familiaux se tissent entre générations de « petits » et de « grands frères ». Les liens familiaux parentaux tendent à s’élargir aux amis proches.


h-3-1458388-1237198430Ces liens unissent les jeunes d’un quartier en une petite communauté organisée autour de trois sphères : l’équipe, la bande et la classe d’âge. L’équipe est « le plus petit groupe depairs observable », l’atome social de base composé de deux ou trois potes qui se retrouvent toujours ensemble (« Malik et Johnny, c’est mes vrais potes », dit Rachid).
Les bandes rassemblent entre 15 et 20 individus qui ont souvent un leader. Ainsi les Criminals Boys se sont formés autour de Grand Farouk, le caïd du quartier. Il y a aussi Clica Una sur Paris-Nord ; à Marseille, on trouve la Hittistes Association, une bande qui investit des lieux privilégiés (un sous-sol) et lorsque, parfois, ils débarquent dans un café, l’on se met à l’écart. Ils suscitent à la fois crainte et fascination. Les classes d’âge, enfin, sont le troisième mode de regroupement le plus visible. Les « petits » de 10-12 ans jouent ensemble et gravitent autour des adolescents (les « jeunes ») qui, à leur tour, aimeraient faire partie des « grands », dont l’âge va jusqu’à 30 ans.


Le « capital guerrier ». On aurait pourtant tort de croire que chaque quartier abrite une communauté soudée formant happy-slapping.jpgun refuge protecteur contre le monde extérieur. C’est là que réside peut-être la principale originalité de l’ouvrage de T. Sauvadet. Il a osé se défaire d’une certaine « autocensure sociologique » de peur d’« entretenir les stéréotypes médiatiques et favoriser les politiques répressives ». Ici, la réalité est crue : les relations entre jeunes sont violentes, hiérarchisées et hautement concurrentielles. Y règnent l’agressivité et le code de l’« honneur », le culte de la virilité et l’appât du gain.
Au sein de chaque quartier, la place de chacun est déterminée par un « capital guerrier ». Le terme de capital renvoie ici à la théorie de Pierre Bourdieu (1), le capital étant guerrier au sens où il faut développer les qualités de guerrier pour s’imposer.


jacky_naegelen_reuters.jpgLa force physique est un élément important pour s’imposer comme un leader (d’où l’attrait pour les sports de combat et salles de musculation). Mais on peut suppléer à l’absence de force physique par le fait d’être un « teigneux » qui ne craint pas d’aller au combat, qui ne baisse pas les yeux, n’hésite pas à cogner ou sortir une lame. Le jeune Mamadou, bien que peu imposant physiquement, a osé braver Redouane, un petit caïd, en le provoquant au couteau. Redouane ayant reculé, Mamadou a désormais acquis le « respect » et nul ne songera à lui chercher des « embrouilles ». La « tchache », les joutes verbales, l’art de la manipulation d’autrui jouent aussi leur rôle.
Le « business » joue un grand rôle dans la place de chacun. Très tôt, les enfants apprennent à chaparder (des friandises ou des vêtements dans les supermarchés). Certains passent ensuite à des vols plus importants : téléphones portables, scooters. Plus tard, certains vont s’engager dans le business de la drogue ou du vol de voitures.

 

citedeshommes.gifLa capacité à s’imposer dans le business détermine la valeur de chacun. Les leaders sont souvent les dealers. Pour devenir dealer d’une certaine importance, il faut déployer des qualités de guerrier et d’entrepreneur, être un meneur d’hommes et « manager » un réseau de revendeurs : les intimider, les protéger, leur avancer éventuellement de l’argent, etc. C’est ainsi qu’Aziz et Grand Farouk sont devenus des caïds. Ils peuvent arborer les signes de la puissance : rouler en décapotable, arborer des bijoux en or et des téléphones portables qui sonnent toutes les dix minutes.
Au-dessous des « chauds », ces petits caïds fortement pourvus en capital guerrier (et faiblement pourvu en capital scolaire et économique), toute une cascade d’allégeance se met en place.

 

13999272.jpgAu bas de l’échelle se trouvent les « tox », dominés parmi les dominés. Ils ont échoué à l’école, dans l’insertion professionnelle et ne parviennent pas à s’imposer dans la rue. Souvent solitaires, ils ont sombré dans la consommation de stupéfiants et sont réduits à l’état de consommateurs passifs, méprisés par les autres. Un autre profil typique est celui du « fils à papa », qui ont une meilleure insertion scolaire, professionnelle, familiale, et maintiennent une certaine distance par rapport aux bandes.
Le monde de la cité tel que le décrit T. Sauvadet pourrait être vu tantôt comme une « jungle » – marquée par la désorganisation sociale, le chômage, la précarité, la déstructuration familiale –, tantôt comme un « village » – avec ses réseaux d’alliance, de solidarité et sa culture –, tantôt comme un business où règnent les lois d’un capitalisme sauvage et brutal, où l’on ne se fait aucun cadeau. Le tour de force de ce livre est de montrer que chacune de ces facettes correspond à une part de réalité.

 

NOTE
(1) P. Bourdieu distinguait capital économique, capital social (les relations) et capital culturel (les diplômes) comme autant de ressources permettant de se distinguer dans la société.

Jean-François Dortier

Source : SciencesHumaines
Images : Google Images
Par Acronyme - Publié dans : Rap et Banlieues - Communauté : Tel est le monde !
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 17:16
Les antidépresseurs font partie des avancées majeures de ces dernières années. Ils ont amélioré de manière considérable le traitement de la dépression. Mais quels sont leurs vertus et leurs dangers insoupçonnées ?

Médicament phare des années 90, le Prozac® a été surnommé "pilule du bonheur". Il est vrai que cette thérapeutique à visée antidépressive est aujourd’hui l’une des plus prescrites dans le monde. Chef de file d’une nouvelle classe d’antidépresseurs, Prozac® a connu un grand succès auprès des médecins généralistes français. Mais, il est aujourd’hui concurrencé par d’autres molécules plus récentes.

Jusqu’au début des années 1990, les déprimés disposaient certes d’antidépresseurs efficaces, mais ceux-ci étaient relativement difficiles à manipuler et parfois à l’origine d’effets secondaires.

Les médecins généralistes répugnaient donc à prendre en charge les déprimés et passaient volontiers la main aux psychiatres. Tout a changé avec l’arrivée du Prozac®. Bien toléré, soutenu par une politique commerciale très active, ce médicament a rapidement été très prescrit, une réussite qui explique d’ailleurs que sa consommation ait été jugée excessive par certains experts comme le Pr. Edouard Zarifian.


Un antidépresseur sûr


Prozac® se compose de fluoxétine, une substance qui a la particularité d’inhiber presque exclusivement la recapture de la sérotonine, un neuromédiateur cérébral. Il augmente ainsi la concentration de sérotonine dans les neurones. Or il a été démontré que les patients dépressifs avaient une concentration moindre de produits de dégradation de la sérotonine dans le liquide céphalo-rachidien (entourant le cerveau). De nombreuses études médicales ont ainsi démontré que la fluoxétine atténue les symptômes dépressifs et permet aussi de réduire l’intensité d’autres désordres mentaux, les troubles obsessionnels compulsifs.

Comme d’autres antidépresseurs, le Prozac® permet de réduire les sentiments de tristesse et d’abattement, qui caractérisent les déprimés, à la condition d’attendre quelques semaines de traitement et de poursuivre celui-ci pendant suffisamment longtemps, en règle générale 6 mois. Mais, plus que son efficacité qui semble en fait un peu inférieure à celle des précédentes générations d’antidépresseurs, c’est sa sécurité d’emploi qui est intéressante. Parce qu’il ne modifie pas ou peu d’autres médiateurs cérébraux comme l’acétylcholine, le Prozac® n’entraîne en effet pas de sécheresse de la bouche, de problèmes prostatiques ou de baisse de tension artérielle.

En outre, il est peu toxique, notamment pour le coeur, ce qui permet de le donner aux patients cardiaques, âgés ou prenant de nombreux médicaments. Chez le déprimé, chez lequel le risque de suicide est toujours présent, ceci constitue également un élément rassurant.


Quelques précautions à prendre toutefois

 

Malgré tout, en dehors de son efficacité qui est parfois insuffisante dans les dépressions sévères, Prozac® expose à quelques inconvénients. Ainsi, il arrive que son administration provoque une certaine nervosité ou une insomnie chez les malades, voire un épisode de surexcitation. A l’inverse, il peut provoquer une somnolence, un effet dont il faut prévenir les conducteurs de véhicules automobiles. Des petits troubles digestifs (nausées, constipation) et des éruptions cutanées ont également été rapportés. Enfin, Prozac® exige quelques précautions d’emploi chez les personnes épileptiques, diabétiques, malades du foie ou recevant des anticoagulants oraux.

 

Source : Doctissimo

Par Acronyme - Publié dans : Général - Communauté : Tel est le monde !
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 16:50
Quand je passe sur ce blog, je me dis qu'il est bien à moi mais qu'au final je ne fais que débattre et défendre 2 camps distincs qu'y non pas lieue d'avoir un blog entier sur leurs différences.

C'est là que j'ai réalisé quun log est pour faire partager ses avis ainsi que les choses qui nous intéresse...

Alors j'ai décider de refaire ce blog, continuer à publier des articles sur les 2 thèmes de bases ("Rap et Banlieues", "Sombre et Occulte") en plus que de publier des choses qui me touchent et que j'ai envi de faire partager.

J'espère que cela ne fera pas fuir tous le monde :)

A bientôt
Par Acronyme - Publié dans : Général
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